La citadelle de Namur inscrit son passé dans l’avenir
L'éperon rocheux veille depuis des millénaires sur le Grognon, confluent de la Meuse et de la Sambre. Le site attira les hommes dès la préhistoire et devint, par la suite, le berceau d'une petite ville gallo-romaine.
Au confluent de la Meuse et de la Sambre, la citadelle est la plus grande d'Europe par son réseau de souterrains.
Témoin privilégié du passé, convoitée par les envahisseurs successifs de la ville, la citadelle se veut aussi tournée vers le futur. Les traces de ces 2000 ans d'histoire restent bien tangibles : on y a encore découvert récemment la pierre funéraire d'un citoyen romain.
Aujourd'hui la citadelle n'est plus assiégée que par les touristes et, un week-end par an, par les concurrents du championnat du monde de moto-cross 500 cc. Mais ses bâtiments, ses fortifications et ses souterrains sont là pour rappeler qu'elle fut un château-fort au Moyen-Âge, que Louis XIV en fit le siège en 1692 avant de perdre la place trois ans plus tard, que le hollandais Coehoorn et le français Vauban en furent les architectes, qu'elle devint le siège d'une garnison hollandaise puis d'une caserne de l'armée belge, avant que celle-ci n'en remette solennellement les clés à la ville.
Superbe héritage, mais lourd à entretenir et difficile à faire fructifier. La force du lieu a, heureusement, permis d'en obtenir le classement et d'attirer sur lui l'intérêt de l'Europe, via le programme Konver qui aide à la reconversion de sites militaires désaffectés. Motivée par ces appuis, Namur a entamé la revalorisation du site sur base du concept de "stratépole". Il vise à aménager chaque niveau de la citadelle en fonction de la stratégie qui y a été développée durant cette période de l'Histoire. Un circuit d'interprétation permettra aux touristes de visualiser de façon vivante ces différentes strates.
