Pleins feux sur l'Hôtel de Ville - Le Cabaret des échevins

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Pleins feux sur l'Hôtel de Ville - Le Cabaret des échevins

cabaret échevins2006 verra se dérouler les élections communales. L'approche de cet événement majeur du calendrier citoyen nous a incités à consacrer cette chronique et les deux suivantes à l'histoire de l'administration de la ville et, en premier lieu, de son principal symbole, l'Hôtel de Ville.

C'est une histoire fort longue et fort complexe, dont beaucoup d'aspects, surtout les plus anciens, restent obscurs ou discutés. Je ne pourrai en présenter ici que les étapes essentielles, en simplifiant considérablement.

Le 23 août 1914, les troupes allemandes incendiaient l'Hôtel de Ville de Namur. Celui-ci était alors situé à peu près au centre du front Nord de la Grand'Place, laquelle correspondait, grosso modo et en plus large, aux actuelles rues de Marchovelette et du Marché Saint-Remy : sa façade faisait face à la rue du Pont. Après 1919, les services communaux s'installèrent rue de Fer dans le vaste hôtel particulier acheté à la famille Kegeljan. A l'emplacement du bâtiment ruiné, on aménagea la place d'Armes. Ainsi s'interrompait tragiquement une continuité historique et topographique vieille de sept siècles, presque exactement.

C'est en 1213 en effet qu'est mentionné pour la première fois un bâtiment affecté aux réunions des édiles communaux. A cette date, le chapitre de Saint-Aubain, en tant que propriétaire foncier, autorise la commune de Namur à élever, pour «abriter les plaids des échevins», un appentis s'appuyant à une chapelle qui est dédiée à saint Remy. La configuration des lieux est alors très différente de ce qu'elle sera en 1914 même si elle en détermine déjà les contours principaux : la superficie de la future Grand'Place est presque totalement occupée par deux pâtés de maisons, d'importance inégale. C'est à l'intérieur ou à proximité de cet ensemble que se situe la chapelle Saint- Remy accostée de ce qu'on appellera, en 1285, « la maison là où l'on plaide ».

En 1352, elle est désignée pour la première fois sous le nom de « cabaret des échevins » ! Si le sens du mot n'est évidemment pas du tout celui communément admis aujourd'hui (honni soit qui mal y pense !), il n'en reste pas moins fort obscur. Certains recoupements et le recours à d'anciens lexicographes donnent à penser qu'il pourrait signifier « petit bâtiment, construction de peu d'ampleur », ce qui nous ramène en quelque sorte à l'appentis de 1213. Aussi modeste qu'elle ait pu être, cette bâtisse comportait cependant un étage où se trouvait la chambre échevinale, décorée d'un lambris de bois. On y conservait un coffre où étaient précieusement renfermées les archives de la Ville. Le tout était coiffé d'un clocheton abritant une horloge. Les milices bourgeoises se tenaient dans une pièce du rez-de-chaussée et, à l'extérieur, quelques boutiques s'appuyaient aux murs.

En 1514, le cabaret des échevins et la chapelle Saint-Remy seront détruits, sans doute pour causes de vétusté et d'exiguïté.
Le siège de l'administration de la ville est alors transféré dans trois maisons bourgeoises voisines achetées pour les remplacer et aménagées à cet effet.

Jean-Louis Antoine

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