Pays wallon - Joseph QUINAUX

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Pays wallon - Joseph QUINAUX
Joseph QUINAUX
Pays wallon
Huile sur toile
71,5 x 106,5 cm (hors cadre)
signée et datée en bas, à gauche :
J. Quinaux 1883

C'est un bien joli coin de Wallonie que Joseph Quinaux a représenté. Des nuages se reflètent dans un cours d'eau en avant-plan, tandis que l'on perçoit la présence du soleil qui illumine un village posé dans le plan moyen. Les tons bruns, verts et bleus dominent, dans un rythme scandé par des lignes verticales, horizontales et obliques.

A part deux arbres émergeant dans la partie de droite qui n'y figurent pas et quelques détails, on retrouve à peu près la même composition, le même rythme et des couleurs approchantes dans l'esquisse de l'œuvre (37 x 54,5 cm) que nous avons placée en dépôt au Musée de la Vie wallonne, à Liège, lors de sa réouverture en 2008.

Fils de Michel, peintre décorateur, Joseph Quinaux (J. Q.) fut, à l'Académie de Namur, élève de Ferdinand Marinus (1808 – 1890) Anversois d'origine, Namurois d'adoption, directeur fondateur de 1835 à 1882. Ce dernier peut être considéré comme un jalon important dans l'histoire du paysagisme mosan. Outre Quinaux, il forma Félicien Rops, François Roffiaen, Jean-Baptiste Kindermans et bien d'autres, leur communiquant son amour pour les sites de la vallée. J. Q. fut un de ses meilleurs élèves, étant accepté, à 20 ans à peine, au salon de Bruxelles.

Pays wallon - Joseph QUINAUX - 2« Dès lors, il va prendre part très régulièrement à toutes les expositions officielles à Anvers, Bruxelles et Gand. Il participe également, à plusieurs reprises, aux triennales des Beaux-Arts organisées dans sa ville natale, où il semble connaître un réel succès : à plusieurs reprises la Ville lui achète des toiles » (DUPONT, P.-P., cfr bibliographie) et à sa mort, elle reçoit 117 études provenant de son atelier. Avant l'incendie de l'Hôtel de Ville en 1914, il était un des artistes les mieux représentés dans les collections communales, avec 122 pièces qui partirent malheureusement toutes en fumée.

Ce tableau, son esquisse et « Pays flamand » qui lui est associé, tout comme « Verger brabançon » malheureusement disparu depuis, ont été acquis par la suite. Par ces trois paysages, Quinaux représentait le nord, le centre et le sud d'un jeune pays qui venait de célébrer ses cinquante ans d'existence par de nombreuses festivités.
En 1876 J. Q. sera appelé par l'Académie de Bruxelles pour y enseigner le dessin, la peinture de paysage et celle de fleurs. Il y restera jusqu'à sa mort, comptant notamment parmi ses élèves un autre ancien de l'Académie de Namur, Auguste Dandoy (1839-1893) le père d'Albert. Le maître et l'élève se lièrent d'amitié, voyageant et peignant ensemble. L'esquisse déposée à Liège provient d'ailleurs de la collection d'Auguste Dandoy, qui l'avait probablement reçue en cadeau. Les vallées de la Meuse, de la Lesse et de l'Amblève ont beaucoup inspiré J. Q., qui n'a jamais été influencé d'aucune manière par l'impressionnisme. Il est représenté notamment dans les collections des Musées des Beaux-Arts de Bruxelles et d'Anvers.

Thierry Oger
(photo 1 : Jacques Leurquin)
(photo 2 : Musée de la Vie wallonne, Liège)

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Sources disponibles à la Bibliothèque communale, venelle des Capucins :

DUPONT, Pierre-Paul : notice biographique dans « Arts plastiques dans la province de Namur.1800-1945 » Bruxelles, Crédit communal, 1993
HIERNAUX, Luc : « Les grandes manifestations artistiques et les avatars d'un Musée des Beaux-Arts à Namur au XIXème siècle » dans « De la Meuse à l'Ardenne » n°13, 1991
« Dictionnaire des peintres belges du XIVème siècle à nos jours » Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1995

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