Ancienne commune de Boninne

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Le village de Boninne se situe au nord-est de Namur et se compose aujourd'hui de +/- 1000 habitants. Situé dans le Grand Namur, Boninne est entouré de Beez (au sud), Bouge (à l'ouest), Champion (à l'ouest), Gelbressée (au nord), Marche-les-Dames (à l'est) et Marchovelette (au nord - ce dernier village fait partie de Fernelmont).

Le point culminant du village est situé à 209 m d'altitude et le point le plus bas, dans la vallée de la Gelbressée, est à 120 m. La superficie du village couvre 535 hectares dont une partie est boisée.

"Ce plateau, seuil de la Hesbaye, qui s’étend au Nord-Est de Namur mérite de fixer l’attention de l’historien. C’est entre Beez et Boninne et Champion que Charles-Quint puis Don Juan établissent un camp, au milieu du XVIe et en 1578. Don Juan mourut à Bouge.
Par ce plateau, la ville de Namur (ne parlons pas du château de ce nom qui appartient à La Marlagne) fut attaquée et prise en 1692 par Louis XIV, en 1695 par Guillaume d’Orange roi d’Angleterre, en 1746 par l’armée de Louis XV.
De 1706 à 1714, pendant la guerre de succession d’Espagne, les armées des Deux-Couronnes (France et Espagne) occupèrent sur ce plateau des positions qui faisaient face, à distance, aux positions des anglo-germano-bataves alliés, depuis le sud de Gembloux jusqu’à la plaine de Boneffe. Véritable guerre de positions.

Aujourd’hui encore, en certains cantons de bois de la région de Saint-Denis, de Meux jusqu’à la Mehaigne et de là à Franc-Waret, l’on peut repérer des levées de terre datant de cette époque. C’est par là également que les armées allemandes attaquèrent et prirent la ville de Namur en 1914, après avoir réduit au silence le fort de Marchovelette.
Ils arrivèrent ainsi par deux voies d’accès. L’une est très vieille : c'est le thiège de Hannut ou Royal Chemin, par Gelbressée, Boninne, Bouge et Namur. L’altitude de cette voie est à peu près constante; elle servait à l’époque pré-romaine et romaine à relier la voie de Bavai à Tongres au site de Namur. La seconde date du XVIIIe siècle : c’est la chaussée de Namur à Louvain, par le Moulin-à-Vent, Bouge, Cognelée, Leuze… qui remplaça alors l’ancien chemin de Louvain par Bomel, Bernacomines, Rîsle, Saint-Marc, Emines…"

En 1940 également, les armées allemandes s'emparèrent de Namur en passant par Boninne, après avoir éliminé la résistance offerte par la position située juste au nord de ce village (le fort de Marchovelette).

Origine et historique du nom "Boninne"

Le nom de Boninne vient du celtique, d'un dérivé de "Bon" : terrain plat. Boninne signifierait donc "ferme de la terre unie". Ceci ne doit pas étonner car le village est situé sur un plateau élevé, par rapport au territoire de Marche-les-Dames très accidenté, ou aux pentes de Beez et de Bouge qui s'inclinent fortement jusqu'à la vallée de la Meuse, le terrain de Boninne peut être considéré comme relativement uni.
Boninne est d'origine très ancienne. L'histoire en fait mention en 1189 et en 1245. A cette dernière époque, au moment où Balderie (ce Balderie pourrait être un descendant du Balderie qui a jeté les fondations des fortifications de Bruxelles) d'Eghezée cède au couvent de Marche-sur-Meuse une partie des revenus de son alleu, Nicolas, curé de "Bonyn", abandonne au même établissement une partie de ses dîmes.
Avant 1189, un document parle de Godescalcus de Buninis, membre de la "familla" d'Henry l'Aveugle : il s'agit d'un acte datant d'environ 1160, que l'on peut retrouver dans les archives de Floreffe. Rien ne prouve cependant qu'il s'agisse de Boninne, quoique les relations qu'avait à cette époque la cure de Boninne avec Floreffe semblent favoriser l'hypothèse.

Avant cela, l'histoire de Boninne se confond avec l'histoire générale du pays de Liège et de Namur.
La Seigneurie de Boninne ne fut jamais une place forte. Simple villa ou métairie en torchis, elle fut incendiée par les Normands, puis reconstruite en pierres. Elle devint alors la demeure seigneuriale de la famille de Gaiffier. Le village est resté longtemps leur propriété à titre d'engagère, avec haute, moyenne et basse justice. Ce sont eux qui nommaient le maïeur et les magistrats et, sur les habitants, pesaient les charges féodales. Les seigneurs de Boninne, cependant, ne s'occupaient que fort peu de la chose publique; ils assistaient rarement aux assemblées générales des nobles du Comté.

En 1781, Messire Baudhuin de Gaiffier vendit au sieur J.-B. Barbaix, avocat (Jean-Baptiste Barbaix était le fils d'Ignace François Barbaix, lieutenant bailli des bois de Sa Majesté à Boninne, et de Marie-Françoise Mieulx. La famille possédait de grandes propriétés à Boninne), la totalité de ses biens et droits à Boninne. Celui-ci reçut le titre de comte sous le régime hollandais à cause de services rendus au Prince - après les Barbaix, le château fut vendu à la famille de Zualart.

C'est grâce surtout à la Seigneurie de Boninne que le village a eu son histoire bien personnelle depuis les siècles reculés du Moyen-Age. La famille de Gaiffier l'a marquée de son empreinte.

 

 

Le fonds de Boninne est déposé aux Archives de l'Etat de Namur. La demande de consultation peut se faire néanmoins auprès  de notre service

Inventaire des archives récupérées avant la fusion

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