Ancienne commune de Wierde

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Wierde est implanté sur le plateau namurois du Condroz, la terre vallonnée offre de vastes terrains de culture et sous-sols argileux.

Traversée par une chaussée romaine, une route militaire, puis par de nombreuses voies descendant vers le sud du pays qui se sont développées en N4, autoroute E411 et chemin de fer Namur-Luxembourg, Wierde est un lieu de passages qui ont dessiné les contours de son évolution.

La Commune de Wierde s’étend autour de 2 villages : Wierde et Andoy. Un troisième, Sart-Bernard, a quelque temps fait partie de cette commune jusqu’au sa séparation en 1870. A ces 2 premiers villages, il faut ajouter une dizaine de hameaux.

Des traces romaines près du Tronquoy indiquent la présence d’une activité vers 180 après J-C. Par après, les archives médiévales donnent beaucoup d’informations sur l’évolution des villages. On trouve ainsi les premières traces d’une famille noble dès le XIe siècle. Celle-ci va petit à petit léguer ses propriétés au clergé. L’Abbaye de Géronsart et l’Abbaye de Grandpré deviennent d’importants propriétaires dès le XIIe siècle. Le Grand Hôpital de Namur y détient aussi quelques terres.

Jusqu’au XIIe siècle, Wierde fait partie de la Principauté de Liège pour passer, par après,  sous le protectorat judiciaire du Comté de Namur. Au XVe siècle, le village passe sous protectorat du Duc de Bourgogne.

Sous l’Ancien Régime, le territoire est divisé en plusieurs seigneuries, dont la famille de Waha qui reprend Wierde et la famille de Wespin qui gère Andoy. Cette famille cède ses propriétés à un certain Raymond, lesquelles arrivent dans la famille de Moreau par alliance. Celle-ci donne au cours du XIXe 4 bourgmestres à la commune. A Wierde, les de Waha rentrent aussi dans l’histoire du village par un de ses bourgmestres. S’ensuivent, par alliance et succession, les familles de Kerckhove et de Jamblinne de Meux qui proposera, pour cette dernière, le dernier bourgmestre de la commune avant la fusion de 1977.

Dès 1796, la commune de Wierde est créée et intégrée au Département de Sambre-et-Meuse, dans le canton de Namur-Sud. L’église de Wierde devient la paroisse principale pour le district avant de laisser sa place de doyenné à celle de Jambes en 1888.

Les nombreuses guerres et les passages d’armées à travers les siècles ont ravagé bien souvent les terres et causé beaucoup de dommages de guerre, souvent relatés dans les archives.

Au milieu du XVIIe siècle, Wierde compte un peu moins de 200 habitants, tandis qu’Andoy un peu moins de 100 habitants. Par après, Andoy voit sa population se développer et dépasser Wierde au XIXe siècle. A partir de 1960, la politique de lotissement de la commune et la proximité de la ville de Namur vont faire évoluer fortement la démographie.

L’économie de Wierde est régie par deux secteurs : l’agriculture et la poterie. La configuration des lieux permet l’exploitation de grandes fermes-châteaux. Le sous-sol regorge d’argile et permet l’exploitation de derlières (terre plastique). Cette industrie acquiert une réputation internationale jusqu’en 1960.

Wierde, et plus particulièrement Andoy, revêt une dimension militaire par la construction du fort entre 1888 et 1891, faisant partie du groupe des Forts de Meuse. La vie militaire se mêle dès lors à la vie agricole du village. Mais la position du fort met Andoy et Wierde sous les feux de la rampe durant les 2 guerres mondiales. De nombreuses tranchées ont, en outre, lacéré le paysage. Les châteaux-fermes et les maisons sont incendiés, dynamités, réquisitionnés.

Inventaire des archives récupérées avant la fusion

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