La position de Namur en tant que Smart City

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

Navigation
Menu de navigation
Vous êtes ici : Accueil / Ma Ville / Smart City / Namur Ville intelligente / La position de Namur en tant que Smart City
Actions sur le document

Namur se positionne comme smart city en pensant son offre de services, sa mobilité, son patrimoine, sa culture et son tourisme, sa gestion des déchets,… et réfléchit ses projets en fonction de son histoire forte, de sa position géographique centrale, de son statut de capitale régionale et de ville universitaire et innovante.

La Ville va notamment prochainement déployer un système de transport intelligent (STI) dont un des objectifs est d’influencer les comportements de mobilité pour apporter davantage de fluidité dans la circulation.  L’idée est de rassembler un maximum de données « en temps réel » entre autre par un réseau de caméras, de les traiter et de les diffuser afin d’aider les usagers à se déplacer en proposant des moyens de transports ou des itinéraires alternatifs en encourageant l’intermodalité. Le STI permettra aussi d’agréger des statistiques sur différentes échelles de temps afin d’élaborer de nouvelles stratégies. Ce projet fait intervenir de très nombreux acteurs : Ville et Police de Namur, Service Public de Wallonie, TEC, centre Perex, SOFICO, Agence wallonne de l’Air et du Climat (dans le cadre des objectifs européens « bas carbone »), l’Union européenne pour les subventions… La ville a dû fédérer tous ces acteurs autour de ce projet.

La ville intelligente fédère ses acteurs

La Ville compte aussi avec l’émergence de nouveaux acteurs qui s’organisent pour donner des propositions et qui sont économiquement actifs : citoyens, entreprises, associations,… s’expriment, donnent leur avis à l’autorité communale, lancent des initiatives… et veulent participer au processus de développement urbain. La question de la gouvernance est ici posée et la Ville réfléchit au développement de lieux d’échanges et de proposition de projets : dans l’espace réel, la Confluence rénovée pourrait à terme servir d’agora créative ; dans l’espace virtuel, la réflexion est menée pour déployer une plateforme collaborative de participation citoyenne qui permettra à toutes et tous de participer à divers projets.

Ainsi va la vie des espaces numériques… Quand le web 1.0 est né, les villes s’y sont mises en créant des sites vitrines. L’usager 1.0 restait alors passif et seulement réceptionnaire d’informations émise par une administration 1.0. Si ce modèle reste parfois présent, le web 2.0 met toujours à disposition des informations mais il ajoute des services et l’usager devient lui aussi 2.0 et peut lui aussi fournir des informations à son administration. Les données circulent dans les deux sens. C’est l’ère des formulaires et d’une certaine automatisation du traitement des données échangées. C’est le modèle le plus présent actuellement.

L’administration 3.0 se saisit de la logique des réseaux sociaux, devient une plateforme d’échange,… Le citoyen 3.0 est alors contributeur, agit en co-action avec les autres usagers, eux-mêmes augmentés, au sein de territoires augmentés… Cette suite s’inscrit dans le présent à Namur car le site Internet de la Ville est en pleine rénovation afin de devenir une véritable e-administration.

Par ailleurs, la Ville reste attentive au développement du web 4.0 qui ouvre une dimension supplémentaire avec la mise en réseau de bases de données et de systèmes d’exploitation (cloud computing)  et les conditions de sécurité et de confidentialité à garantir pour cet usage.

Grâce à ces outils, le pouvoir politique et l’administration mettent en place les conditions favorables pour faire émerger et vivre un réseau dans lequel chaque acteur joue son rôle et reçoit des bénéfices dans un modèle relationnel de symbiose ou de mutualisme, à mettre en rapport avec le modèle d’économie collaborative. En identifiant de nouveaux besoins et usages urbains par une participation de la communauté urbaine, en saisissant les besoins et opportunités d'innovation, en transformant les idées en produits et services testés et expérimentés par les acteurs de terrain dans un hub créatif, la Ville assurera la connexion entre tous les acteurs de l’écosystème. Ainsi le citoyen retrouvera sa définition originelle d’acteur de la cité.

Conclusion

Si le concept de smart city a d’abord été lié à la ville technologique, c’est aujourd’hui un véritable modèle de développement urbain, durable, qui prône l’innovation par et pour ses usagers, où le numérique est une des pistes de solutions aux problèmes actuels et qui repositionne les Institutions comme plateforme d’échange plutôt que comme simple émetteur ou récepteur d’informations, dans un modèle profitable à tous.

Dans la déclaration de politique communale de décembre 2012, parmi les enjeux était énoncé l’objectif de faire de Namur une ville intelligente. Il y a 2 ans la Fédération Agoria classait Namur au 1errang des smart cities wallonnes. Les intentions de la Ville sont donc claires et Namur s’installe assurément dans une dynamique smart. Nombreux sont les projets et les réalisations en cours : développement du TRAKK, Confluence,  système de transport intelligent, projets de cohésion sociale, éclairage intelligent de la Citadelle, réseau de poubelles intelligentes, nouvelle gouvernance, meilleur accueil du citoyen, nouveau site internet, politique de données orientée vers l’ouverture de celles-ci, plan dynamique de l’occupation du domaine public, wi-fi urbain,  parking payable par sms,…

Namur se place aujourd’hui à l’avant-scène des villes innovantes et gageons que nous ne sommes qu’au début de ce processus…

top