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Gestion différenciée

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La gestion différenciée nous propose une série de nouvelles approches, tant du point de vue des techniques de culture et d'entretien que des choix de plantation. 

De manière générale, il s'agit d'éviter les techniques agressives vis-à-vis de l'environnement telles que la gestion excessive, les intrants chimiques, l'introduction de plantes qui posent des problèmes et de s’orienter vers des espèces, des moyens, des attitudes qui apportent un réel "plus" à la préservation de la biodiversité dans sa globalité.

Ces nouvelles techniques de gestion, qui laissent plus de place à la nature et à son aspect sauvage, sont encore parfois mal perçues. Une allée de garage ou un bord de trottoir non désherbés sont souvent considérés comme mal entretenus, alors qu'ils sont simplement moins traités chimiquement. C'est notre perception de l'environnement qui doit changer pour que les choses changent.

Le principe de base de la gestion différenciée est d'appliquer des techniques de gestion différentes à chaque espace, afin de les adapter au mieux aux nécessités réelles, par une approche spécifique choisie au cas par cas, dans un esprit de développement durable. Le but est de respecter l'équilibre entre tous les êtres vivants présents, humains, animaux et végétaux, en prenant en compte les particularités de "l'écosystème jardin".

La gestion différenciée s'appuie sur plusieurs principes de base : augmenter la biodiversité des habitats et des espèces, limiter les perturbations du milieu, valoriser les ressources.

EN PRATIQUE :

Dans les faits, la gestion différenciée peut se matérialiser, selon les endroits, les contraintes locales et les choix d'aménagements, par: 

  • La diminution de l'utilisation des produits phytosanitaires, grâce à l'utilisation d'auxiliaires (lutte biologique), de moyens mécaniques ou thermiques de destruction des indésirables ou par l'utilisation de plus de plantes vivaces et de couvre-sols. 
  • Une modification des techniques de taille, en privilégiant des haies en forme libre demandant peu d'entretien au lieu des murs végétaux taillés au cordeau et des moments d'intervention les moins perturbant possible pour la faune.
  • La limitation des tontes en remplaçant les pelouses tondues 1 fois par semaine par des tontes plus espacées ou mieux, par des prairies fleuries fauchées 1 x par an. L'augmentation de la hauteur de coupe favorise également la diversification des espèces.
  • L'utilisation de paillage végétal, qui nourrit le sol (moins d'engrais), facilite l'entretien en diminuant l'installation d'indésirables (moins d'herbicides) et réduit l'évaporation donc les pertes d'eau.
  • Une diminution des apports d'eau potable, grâce à la récupération d'eau de pluie, le choix d'espèces moins exigeantes et mieux adaptées et l'utilisation de moyens limitant les pertes d'eau tel que le paillage.
  • Une bonne gestion des déchets verts, compostage et réutilisation.
  • La création de zones refuges entretenues de manière moins régulière pour moins perturber la faune et la microfaune. Le remplacement du bêchage par le binage.
  • Le choix d'espèces indigènes, mieux adaptées et moins exigeantes, en équilibre avec la faune locale et la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, les plantes invasives...


 

 

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