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Collection de céramiques d'Andenne

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C’est en 2016 que la Ville de Namur a reçu en donation de la famille Weber-Amy une importante collection de figurines en céramique d’Andenne, de la faïence pour l’essentiel, avec quelques exemplaires en biscuit (la céramique est un terme générique qui désigne le produit de la cuisson d’un matériau terreux, allant de la simple terre cuite à la porcelaine la plus fine). Quelques très rares pièces ne sont cependant pas d’Andenne. C’est en 1783 que Joseph Wouters fonde la première grande faïencerie à Andenne. Il y eut d’autres manufactures et il s'agit d’une véritable industrie, employant jusqu’à  des centaines de personnes. Leur production comptait,notamment, des figurines.

Destinée au Musée des Arts décoratifs, cette collection d’art populaire est importante par son ampleur, tant numérique (plus de 400 numéros d’inventaire) que thématique. Faites à partir de modèles des 18e et 19e siècles, ces pièces, en bon état de conservation, sont moulées, certaines étant marquées en creux sous leur socle. Comme annoncé, les thèmes évoqués sont nombreux et variés, allant  de l’enfance aux métiers en passant par le couple et la romance, la musique, la danse, la chasse, la pêche, le monde agricole, l’armée ou encore les animaux. Il y a même une évocation de la Vénus Médicis !(236) Les thèmes s’associent souvent, ainsi un tambour militaire (218) ou un enfant effrayant un chien en soufflant dans un cor (49).    

Certaines pièces sont en plusieurs exemplaires, de mêmes taille et qualité ou non. Si la qualité de finition diffère, elles ont probablement été peintes l’une par un apprenti et l’autre par une main expérimentée. Il y a d’ailleurs pour l’une d’elles, de belle qualité, une étiquette manuscrite qui indique Emile Lemiel 1850, nom de l’artiste ou de la manufacture qui l’employait. Nous avons aussi la date. (64)  Mais il pourrait s’agir d’un Lemielle puisqu’en 1855, Ernest Lemielle rachète la fabrique du Staple, qui fera faillite en 1857. Ce serait donc le nom de l’artiste qui a été renseigné.

Encrier, vide-poches, boîte, soliflore ou bougeoir, une partie des figurines était assignée à une destination. Elles sont souvent associées en couple, parfois solidaire sur la même base, souvent sur des socles distincts, mais la parité est évidente, comme avec un zouave et une cantinière, par exemple (238 a et b).

Comme écrit plus haut, il s’agit d’art populaire, voire d’artisanat évoquant des thèmes variés, essentiellement aux 18e et 19e siècles, avec un peu de Moyen Age. Nous pardonnons volontiers des formes parfois lourdes, de la naïveté ou encore l’exotisme quelquefois  de pacotille de l’époque, car c’est un ensemble qui peut permettre des combinaisons de figurines qui seront bienvenues pour évoquer des thématiques d’un large éventail, à l’occasion d’expositions ou à des fins scénographiques.

Thierry Oger

Découvrez une sélection de cette collection de Céramiques d'Andenne en images

 


Sources

- HAUREGARD, Léon J. : Aperçu historique de la faïence et de la porcelaine à Andenne.  Conférence du 22 décembre 2010

Disponible via https://www.researchgate.net/publication/343163576

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