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Paire de flambeaux en argent du 18e siècle attribuée à l’orfèvre namurois Jean-François Bodson

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Cette paire de flambeaux, propriété de la Fondation Roi Baudouin et déposée à la Ville de Namur

Elle est intéressante à plus d’un titre, réalisée par un orfèvre namurois fort productif (1e classe) et reconnu de ses pairs (maitrise, doyen de sa corporation). En comparant la paire de flambeaux avec d’autres de la même période dans nos régions, elle en est représentative (austérité Louis XIV et touche de Régence dans son aspect plus léger et dans la forme du pied). L’effet général est réussi, élégant. En ce qui concerne ses influences et son rayonnement, il est délicat de s’avancer plus que de dire qu’il est représentatif de son époque, s’inscrivant dans la lignée de ce qui se produit en son temps, avec, dans le cas de cette paire de flambeaux, une belle réussite dans les proportions et dans la rythmique générale.

De nombreux flambeaux namurois ont tous en commun ces formes structurées, des parties qui s’articulent sans confusion (pied, tige en balustre, douille), séparées les unes des autres par des moulurations. Les ornements ne sont pas envahissants. Il en résulte souvent un effet un peu sévère, où les détails sont subordonnés à l’effet d’ensemble qui est bien rythmé. Cet effet sévère est atténué sur cette paire de Bodson par le travail plus « fantaisiste » du pied octogonal qui alterne segments droits et segments en quart de cercle.

L’une des pièces de maitrise de J.-F. Bodson fut un chandelier en argent, ce qui laisse supposer qu’il était spécialiste de ce type d’objets.  

Orfèvre namurois, Bodson est baptisé en 1684 et meurt en 1730. Marchand orfèvre et mambour (curateur/trésorier) du Vénérable Saint Sacrement de l’église Notre-Dame de Namur, il est issu du milieu bourgeois (relief de bourgeoisie en 1704).  Il a commencé son apprentissage le 9 octobre 1693, sous le décanat de Laurent Chenu et a passé sa maitrise le 22 juin 1703 sous le décanat de L. Mestach avec pour pièces de maitrise un chandelier en argent et une bague en or creuse. Il est doyen du Métier de 1712 à 1714 et mentionné en 1e classe (taxation des orfèvres d’après l’importance de leur travail et le volume de leur commerce – 3 classes en tout). Pour donner une idée : dans le compte de J. Petitjean pour l’exercice couvrant du 31 juillet 1722 au 31 juillet 1723, Bodson a fourni le travail le plus important.

  • Deux autres de ses réalisations sont localisées à Namur :
    • Un ostensoir en argent et vermeil dont la croix est sertie de diamants et de simili, Trésor de la cathédrale de Namur, 1712,
    • Une salière, Amis de l’Hôtel de Groesbeeck-de Croix, Musée des Arts décoratifs, Namur, s.d. 

Stéphanie Scieur,
attachée scientifique au Pôle les Bateliers.

 


Source : POSKIN, G., STOKART, Ph., Orfèvres namurois, coll. Publication extraordinaire de la Société archéologique de Namur, Société archéologique de Namur, Namur, 1982.

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