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Le plan communal de développement de la nature

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Table des matières
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Présentation

Les populations animales et végétales ont de tous temps fluctué en fonction des conditions du milieu.  Au cours du 20ème siècle cependant, les pressions directes et les modifications profondes dans les modes d’occupation et d’exploitation du territoire ont été telles qu’elles ont entraîné des boulversements allant jusqu’à l’intensification de la disparition d’espèces.   L’enjeu actuel est donc d’enrayer le processus de dégradation et de recréer des conditions favorables à l’accueil de la vie sauvage sur l’ensemble du territoire.

La conservation de la nature et de la biodiversité ne signifie cependant pas l’arrêt des activités humaines.  Une bonne part des paysages et des habitats semi-naturels appréciés aujourd’hui sont le résultat par exemple d’anciennes pratiques agro-pastorales.  Néanmoins, la stabilité écologique de ces paysages modernes et des diverses espèces de la flore et de la faune est également menacée au fur et à mesure que la terre est abandonnée ou marginalisée.  Pour pouvoir maintenir des paysages aussi appréciables, il est donc nécessaire de développer des activités de gestion et de protection des habitats.  Le Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN) est un de ces outils.  En effet, il a pour but de préserver ou d’améliorer le patrimoine naturel et paysager d’un territoire, tout en respectant et en favorisant le développement économique et social des habitants.  En d’autres mots, le PCDN vise à  promouvoir le développement des valeurs naturelles et paysagères et à maintenir ou à constituer un réseau écologique au niveau communal, en s’efforçant d’y faire participer tous les acteurs locaux concernés.

Consciente de ces enjeux et de l’efficacité de l’outil à mettre en place, la Ville de Namur a décidé de poser sa candidature et de faire partie des 40 premières administrations communales wallonnes qui ont développé un PCDN.  La charte du PDCN de Namur définissant le cadre de son action a été ratifiée en octobre 2002.

Le réseau écologique namurois

La Région wallonne définit communément le réseau écologique comme étant l’ensemble des habitats et des milieux de vie (temporaires ou permanents) qui permettent d'assurer la conservation à long terme des espèces sauvages sur un territoire. Il s’agit donc d’un ensemble d’écosystèmes naturels et semi-naturels, mais aussi d'habitats de substitution, susceptibles de rencontrer les exigences vitales des espèces et de leurs populations. 

Avec un territoire de 17.340 ha s’étalant sur deux districts biogéographiques (brabançon et mosan) et ses alternances de sols de nature acide ou basique, Namur recèle un patrimoine naturel important, de qualité et diversifié. Du nord au sud, on rencontre des milieux très différents, aptes à accueillir des espèces animales et végétales qui leurs sont propres.

Les nombreux bois et bosquets

Les bois et bosquets sont principalement situés sur les versants des vallées et sont de petite taille, à l’exception de la Forêt Domaniale de Marche-les-Dames. Au sud de la ville, les sols sont moins fertiles et le relief est plus accidenté.  On y retrouve des bois de plus grande étendue et en quantité plus importante. L’intérêt biologique des massifs de l’entité réside dans la nature du sous-sol sur lesquels ils sont installés. On retrouve ainsi les formations typiques des sols basiques dans les bois sur sous-sol calcaire et les formations typiques des sols acides dans les bois sur sous-sol de grès, schiste ou sableux. Une différence importante existe entre les forêts publiques et les forêts privées.  La forêt privée appartenant aux particuliers n’est pas soumise au régime forestier et est généralement plus morcelée que la forêt publique. Quelques forêts de taille relativement importante appartiennent cependant à des propriétaires privés : bois du Duva, bois l’Evêque, bois Wanchalle, une grande partie du bois de Dave, bois de la Basse Marlagne, bois du Collet, bois de Nanvoie, bois d’Hambraine…  Les plus grandes étendues publiques sur le territoire sont à l’ouest, le bois de la Vecquée et au nord-est, la forêt domaniale de Marche-les-Dames et le bois de Naninne.  Les principales menaces pour les forêts sont l’enrésinement (épicéa, douglas, mélèze...), la plantation d’espèces feuillues non indigènes (chêne rouge d’Amérique) ou non en place et la prolifération d’espèces forestières envahissantes. On notera que les forêts soumises au code forestier sont potentiellement moins vulnérables face à ces menaces.

Les fonds de vallées et leur cortège de milieux humides 

Les fonds de vallées abritent une diversité importante de milieux qui vont de la forêt aux prairies humides, en passant par les friches arborées, les marécages, les plans d’eau…  Les principales menaces pesant sur ces milieux sont la pollution des cours d’eau provenant majoritairement des rejets d’eaux usées domestiques, et la prolifération d’espèces envahissantes (renouée du Japon, berce du Caucase, balsamine de l’Himalaya…). Certains ruisseaux, affluents de la Meuse, ont des abords très intéressants pour la biodiversité, du moins dans leur partie encore naturelle.  Les mares et les étangs sont principalement distribués dans la partie sud du territoire. Les étangs sont généralement utilisés pour la pêche, les mares, quant à elles se trouvent surtout en zone agricole où elles mériteraient des protections particulières, notamment vis-à-vis du bétail…

La Meuse, ses berges, ses îles et ses falaises rocheuses

A l’échelle internationale, la vallée de la Meuse est un couloir de migration de première importance offrant de nombreux relais migratoires ou des lieux de nidification. Sur le territoire de Namur, la Meuse compte deux îles remarquables : l’île de Dave et l’île Vas-t’y-frotte.  Isolées au milieu du fleuve, elles représentent un refuge idéal pour de nombreuses espèces.  Parmi les espèces d’oiseaux  rencontrées en bord de Meuse, on distingue habituellement les oiseaux nicheurs, les oiseaux hivernants et les oiseaux migrateurs. La principale menace pour ces milieux est la pollution des eaux de surface.

Les anciens sites d’activité humaine désaffectés

(anciennes carrières, anciens forts, friches…)

Le sol des anciennes carrières calcaires est superficiel et pierreux.  Il abrite une grande diversité faunistique (oiseaux, reptiles...) et floristique (espèces calcicoles ou espèces rares d’orchidées par exemple).  Plusieurs anciennes carrières présentent ainsi un potentiel biologique remarquable.  Citons notamment les anciennes carrières et fours à chaux d’Asty-Moulin, à Saint-Servais et les anciennes carrières de Lives-sur-Meuse et de Bossimé, à Loyers.  Les anciennes carrières de grès (carrières du Bois des Collets à Wépion, du Bois de Dave et du Bois de la Basse Marlagne) sont actuellement partiellement reboisées. Elles abritent une flore typique des sols acides. Les anciens forts et sites militaires désaffectés servent facilement d’abri à la faune sauvage et sont la plupart du temps de grand intérêt pour les chauves-souris. C’est le cas notamment de l’ancien fort de Malonne.  Finalement, les friches industrielles, comme le site de la gare de formation de Ronet sont également des milieux secs et ouverts abritant une flore caractéristique. La principale menace pour ces milieux est bien entendu le remblaiement et l’affectation à une activité définie.

En termes d’intérêt pour la biodiversité, il convient également de noter l’importance de la présence d’espaces verts, jardins, parcs et intérieurs d’îlots dans le tissu urbain comme lieux d’accueil et de refuge de la faune et de la flore en centre ville. 

Enfin, les milieux herbeux très intéressants sont relativement rares.  Ils mériteraient cependant une attention particulière, qu’il s’agisse de friches ou d’anciennes carrières. La gestion de ces sites nécessiterait la mise en place d’une fauche tardive permettant à leur potentiel végétal de s’exprimer. 

Des actions nature

Dans le cadre du PCDN, a Ville de Namur a souhaité mettre en place diverses actions parfois ponctuelles et d’autres par contre nécessairement récurrentes.  Ces projets ont été menés à bien grâce à une étroite collaboration avec divers acteurs namurois publics, privés, associations ou citoyens sans oublier le maillon indispensable que constituent les services communaux, maître d’œuvre de ces projets parfois pas comme les autres…  Vous trouverez dans cette rubrique une sélection d’actions menées dans le cadre du Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN).

Des combles et clochers pour accueillir la faune sauvage

Le réseau des refuges potentiels pour la chouette effraie, les chauves-souris, les choucas et autres martinets fait partie intégrante du maillage écologique. Il est particulièrement visé par l’opération « Combles et Clochers » menée par la Région wallonne en collaboration avec les Villes et Communes de Wallonie. Concrètement, il s’agit d’augmenter les qualités d’accueil de certaines parties de bâtiments, par ailleurs peu utilisées, comme les combles et clochers d’églises. Pose de nichoirs, aménagements d’accès sélectifs sont autant d’actions concrètes qui favorisent le maintien, dans nos villes et campagnes, de certaines espèces pour la plupart protégées.

Et vous ?
Favorisez l’accueil de la faune sauvage à la maison. Une tabatière peut se transformer en chiroptière et donner accès à un grenier peu utilisé, quelques aménagements sous corniches favoriseront l’accueil du martinet… seuls les moustiques en pâtiront !

Créer des vergers d'anciennes variétés

Promouvoir d’anciennes variétés de fruitiers est essentiel pour la sauvegarde de notre patrimoine. Créer une multitude de parcelles arborées contribue à l’amélioration du maillage écologique mais permet surtout de mener une véritable politique de conservation génétique de ces variétés trop souvent oubliées.

Et vous ?
Nul besoin d’un vaste jardin pour y implanter quelques fruitiers basses-tiges. Un ou deux ares suffisent. Privilégiez les anciennes variétés rustiques.

Des bois certifiés pour une gestion durable de nos forêts

La certification des forêts concerne les méthodes de production du bois. Elle vise à garantir à l’acheteur que le bois est issu de forêts gérées d’une manière «durable», c’est-à-dire en tenant compte des aspects sociaux, économiques et environnementaux. Actuellement, il existe deux systèmes de certification. Le FSC (Forest Stewartship Council) : cette organisation mondiale, non gouvernementale, indépendante et sans but lucratif. Elle regroupe diverses organisations environnementales, sociales, des gestionnaires forestiers, des négociants… Le PEFC (Programme for the Endorsment of Forest Certification Scheme) : cette association européenne regroupe actuellement des pays membres de l’Union Européenne dont la Belgique. Elle a en charge la reconnaissance des systèmes nationaux de certification forestière. Ce sont aujourd’hui environ 302.000 hectares de forêts ainsi certifiées, soit 55% de la forêt wallonne.

Et vous ?
Chaque propriétaire, petit ou grand, peut adhérer à la certification et s’engager de la sorte à gérer durablement ses bois et forêts.

Des kilomètres de haies pour développer la biodiversité

Les haies constituent un élément important de nos paysages. Elles jouent un rôle déterminant dans la protection de notre environnement et tout particulièrement dans le développement de la biodiversité et accueillent une grande diversité d’espèces sauvages. Comme brise-vent, elles jouent un rôle indéniable pour nos cultures et constituent un élément déterminant de lutte contre l’érosion. Le long des ruisseaux, elles maintiennent les berges et régularisent l’écoulement des eaux.

Et vous ?
Chez vous, plantez une haie d’espèces indigènes, elle vous apportera le plaisir d’un feuillage et d’une floraison diversifiés.

Aider les batraciens à traverser nos routes

Chaque année, des centaines de batraciens rejoignent leurs lieux de reproduction et sont amenés à traverser les routes de nos campagnes. Ce voyage se révèle périlleux pour bon nombre d’entre-eux. La mortalité des batraciens due à la circulation dépend essentiellement de l’intensité du trafic routier et de l’importance des passages migratoires. Les voitures peuvent décimer jusqu’à 90% d’une population, mettant sa survie en péril. Dès lors, certains passionnés de nature ont décidé d’intervenir pour en sauver le plus possible et éviter ainsi que les populations ne disparaissent. On peut employer différentes techniques : la plus facile est le placement de barrières provisoires permettant la capture des individus avant qu’ils ne posent une patte sur le bitume. Des bénévoles se chargent alors de les relâcher de l’autre côté de la route, en toute sécurité.

Et vous ?
Rejoignez les équipes de bénévoles existantes ou créez une équipe locale.

Coup de pouce aux hirondelles de fenêtre

Parce qu’elle occupe les villes et les villages, parfois en colonies importantes, l’Hirondelle de fenêtres peut paraître omniprésente. Pourtant, ses populations diminuent de façon inquiétante. En Wallonie comme dans les régions voisines, ces messagères du printemps sont notamment menacées par la réduction du nombre de leurs proies due à l’utilisation des insecticides et à la pollution de l’atmosphère, la destruction directe de leurs nids lors de rénovations de façades, le manque d’hospitalité des façades des maisons modernes et la difficulté de trouver en ville l’élément essentiel à la construction de leurs nids : la boue.

Et vous ?
Réalisez quelques aménagements en faveur des hirondelles et accueillez la nature sous vos corniches. Il suffit de placer une planchette (25-30 cm de large) juste sous le nid (environ 15 cm) en laissant un petit espace (3-4 cm) entre la planchette et la façade. Les fientes s’accumuleront dès lors sur la planchette au lieu de souiller la façade. Si vous devez procéder à la rénovation d’un bâtiment ou à la réfection d’une façade, privilégiez la période hors nidification, c’est-à-dire de septembre jusqu’en mars. Lors des travaux, veillez, si possible, à ne pas enlever systématiquement les nids afin d’encourager la réinstallation des hirondelles. Au cas où tous les nids devraient être enlevés, il est particulièrement important d’installer quelques nichoirs afin de faciliter la recolonisation.

Le contrat de rivière de la vallée de la Haute-Meuse

Le Contrat de Rivière est une démarche participative, centrée autour d’un fleuve ou d’une rivière et de son bassin versant. Par le biais de collaborations transversales entre les différents gestionnaires et utilisateurs, diverses actions sont menées dans le but de concilier les multiples fonctions et usages du cours d’eau mais aussi de ses abords et des ressources en eau de son bassin. D’autres objectifs sont également poursuivis : le développement d’une meilleure connaissance du milieu aquatique et la préservation des vallées dans une perspective de développement durable.

Et vous ?
Evitez les actions néfastes pour le milieu aquatique telles que le rejet de divers produits et déchets verts dans les cours d’eau ou le déversement de substances toxiques dans vos canalisations.

 

Quand le pré refleuri

Un pré fleuri est composé d’une grande variété de plantes à fleurs comme le bleuet, la knautie, le géranium des prés, mais aussi la petite marguerite ou le thym serpolet. La liste n’est pas exhaustive ! Toutes ces fleurs allient leurs coloris tout au long de la bonne saison. Les végétaux composant le pré fleuri se développent bien en milieu pauvre. Ils présentent un développement moins exubérant que les « herbes » avides d’azote ! Une seule fauche tardive par an est alors suffisante pour l’entretien de ces zones semi-naturelles. Les prés fleuris attirent une faune variée : oiseaux, insectes, petits rongeurs. Parmi celle-ci, certains sont des auxiliaires précieux dans la lutte contre les ravageurs des cultures : les syrphes et les coccinelles sont les plus connus. L’utilisation des pesticides peut ainsi être réduite.

Et vous ?
Accueillez un pré fleuri dans votre jardin, une idée simple pour un résultat spectaculaire.

Quand les plantes font le mur

La pression exercée par l’homme sur le milieu va grandissant. Ainsi la pression immobilière, les travaux routiers et la réfection de nos voiries et trottoirs ont pour conséquence inévitable d’engendrer une raréfaction des espaces semi-naturels. L’utilisation du sol laisse de moins en moins de place au développement de la nature risquant même de compromettre gravement la durée de vie de nos arbres. Et pourtant, le végétal a lui aussi droit de cité.

Et vous ?
Placez en façade une plante grimpante et apportez un coin de verdure dans nos quartiers souvent trop urbanisés.

Le fauchage tardif des bords de route

Les bords de routes peuvent constituer des refuges pour de nombreuses espèces animales et végétales. Aménager et préserver ces milieux est donc un impératif pour le maintien de la diversité de la nature et la sauvegarde du milieu naturel. La fréquence et la période de fauchage influencent de manière déterminante la diversité biologique en permettant à un maximum d’espèces végétales de fleurir et de fructifier, aux animaux tributaires de la végétation herbacée d’y trouver une nourriture abondante et d’arriver au terme de leur cycle de reproduction. En plus des zones à fauchage tardif annuel, il est intéressant de préserver des "zones refuges" qui ne seront fauchées que tous les deux ou trois ans.

Et vous ?
Favorisez la biodiversité et réservez quelques parcelles de votre jardin au fauchage tardif.

Des moutons rustiques à la citadelle !

Pratiquer le pâturage extensif est une façon économique et écologique de maintenir ouvertes de grandes étendues d’espaces semi-naturels. Ce type de gestion est de plus en plus utilisé en Europe que ce soit pour la gestion des réserves naturelles ou la prévention des incendies en forêt. La formule la plus utilisée est le pâturage par des moutons rustiques qui ne réclament pas beaucoup d’eau et peuvent se déplacer sur de fortes pentes.

Et vous ?
A l’image du pâturage sélectif, préservez différents types de végétations au jardin et favorisez la diversité de la flore et de la faune.
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