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Plan d'actions

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Actions sur le document

Un Plan d’actions qui fixe des objectifs réalistes

Sur base de l’inventaire réalisé par la Ville, un plan d’actions qui définit des objectifs réalistes en matière d’économie d’énergie et de production d’énergie renouvelable a été élaboré. Il identifie 25 actions à mettre en œuvre. 

Les actions reprises dans le Plan Climat Energie de la Ville de Namur se déclinent sur 5 champs d’intervention qui assurent de mobiliser un large panel d’acteurs du territoire et ainsi de viser des réductions d’émission dans tous les domaines.

Actions du Plan Climat Energie

Action 1

Créer un cadre structurel pour assurer la mise en œuvre du plan Climat Energie
Action 2 Créer un cadre communicationnel pour diffuser le plan Climat Energie et communiquer les résultats
Action 3 Développer la gestion énergétique des bâtiments communaux et du CPAS
Action 4 Rénover les bâtiments communaux et les bâtiments du CPAS
Action 5 Renouvellement de l’éclairage public du site de la Citadelle
Action 6 Sensibiliser les occupants des bâtiments communaux à l'utilisation rationnelle de l'énergie
Action 7 Développer et mettre à disposition, dans les écoles, des outils d’initiation à la démarche d’utilisation rationnelle de l’énergie
Action 8

Réaliser des chantiers de rénovation ambitieux sur le plan énergétique

Action 9 Développer une politique d'achats durables de la Ville
Action 10 Elaborer un guide pour des événements durables
Action 11 Améliorer l'efficacité énergétique de l'éclairage public
Action 12 Poursuivre l’action Namur, Capitale du réemploi
Action 13 Développer un pôle d’informations énergie pour les citoyens
Action 14 Faire valoir les règles urbanistiques et environnementales en matière de performance énergétique
Action 15 Lutter contre la précarité énergétique
Action 16 Réaliser des travaux d’amélioration d’efficience énergétique dans les logements sociaux
Action 17 Soutenir la démarche des défis « Energie » familles 
Action 18 Créer un point de contact énergie au sein de l’administration communale pour accompagner les gestionnaires des bâtiments tertiaires
Action 19 Promotionner les check-up énergie pour les commerçants
Action 20 Favoriser un développement territorial encourageant l’usage de la mobilité alternative
Action 21 Améliorer l'accessibilité des services communaux par le développement de services en ligne
Action 22 Soutenir le développement des alternatives
Action 23 Soutien à l’agriculture durable et aux circuits courts
Action 24 Mettre en place un réseau énergies renouvelables et en établir la cartographie
Action 25 Soutenir les investissements collectifs en matière d’énergies renouvelables

 

Les actions communales

 

Commençons par le premier champ, celui des actions communales.

L’engagement de la Ville de Namur dans la lutte contre le réchauffement climatique doit se traduire par un comportement exemplaire dans les investissements qu’elle effectue, les politiques qu’elle conduit et la vie quotidienne de ses agents. C’est pourquoi, elle s’est fixé un objectif ambitieux de réduction de - 30% d’émissions de CO2 d’ici 2020. Cet objectif sera réalisé grâce à de nombreuses actions menées au sein de ses propres activités et de son patrimoine.

  • La première action de la Ville sera de créer un cadre structurel pour assurer la mise en œuvre du plan Climat.  Une structure solide est en effet nécessaire pour assurer sa mise en œuvre. Un comité de concertation et des groupes de travail seront ainsi constitués afin de piloter le plan  dans son ensemble.
  • La deuxième action vise à créer un cadre communicationnel pour diffuser le plan Climat Energie et communiquer les résultats.  Pour faire connaitre le plan climat Energie et en informer au mieux les citoyens, une série d’outils de communication seront utilisés comme le site web mais aussi un toute-boîte, une brochure, etc.  Des actions plus ponctuelles seront aussi organisées comme une exposition au Pavillon de l’Aménagement Urbain, notre présence à des évènements clés, une exposition dans la rue, etc.   La Ville continuera  également à sensibiliser les citoyens via la Campagne Engage qui est une campagne de communication participative à laquelle la Ville a pris part début 2014.
  • La troisième action que s’est fixé la Ville est de développer la gestion énergétique des bâtiments communaux et du CPAS.  Il s’agit de mettre en évidence les bâtiments communaux et du CPAS qui consomment le plus et ceux qui sont les moins performants pour suivre leur consommation et établir une véritable comptabilité énergétique.  Leur analyse permettra de prioriser les investissements.
  • La quatrième action est de rénover les bâtiments communaux et les bâtiments du CPAS.  Il est question ici de réaliser des travaux d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments communaux et du CPAS  qui permettront de réduire leur consommation d’énergie. Une gestion raisonnée du patrimoine de la Ville sera donc mis en place.
  • La cinquième action vise à remplacer l’éclairage public du site de la Citadelle par de l’éclairage patrimonial efficient (Led et Dimming dans le temps)  et en investissant dans du balisage piéton intelligent.  Ces infrastructures seront complétées par une centrale photovoltaïque sur la toiture de l’ancienne caserne, dont la production couvrira la consommation des nouveaux éclairages.
  • L’énergie la plus durable reste celle qui n’est pas consommée.  C’est pourquoi, par cette sixième action, la Ville entend encourager les occupants des bâtiments communaux à changer de comportements par des gestes d’utilisation rationnelle de l’énergie.
  • La septième action entreprise par la Ville est de développer et de mettre à disposition des écoles, des outils d’initiation à la démarche d’utilisation rationnelle de l’énergie comme par exemple des « valises énergie ». L’objectif de cette action est d’intégrer la gestion raisonnée de l’énergie dans le projet pédagogique des écoles tout en réalisant de façon directe des économies.
  • La huitième action du Plan est de continuer à réaliser sur le territoire de la commune des chantiers de rénovation ambitieux sur le plan énergétique. La restauration des abattoirs de Bomel ou encore de la Conciergerie de ma Citadelle en sont des bons exemples.  De réelles économies en chauffage et en électricité ont en effet été constatées dans ces bâtiments communaux repensés intégralement en termes d’énergie.
  • La neuvième action concerne le développement d’une politique d’achats durable propre à la  Ville.  Celle-ci s’articule autour d’une information à jour sur le sujet, la participation régulière aux colloques sur cette thématique, les analyses puis des tests des pistes qui s’en dégagent. Ainsi,  plusieurs démarches  ont déjà pris ce sens comme l’utilisation de papier PEFC, l’installation de fontaine à eaux et de distributeurs de boissons et snacks éclairés par des LEDS.
  • La dixième action est d’élaborer un guide  pour des évènements durables visant à limiter la production de déchets, à favoriser l’usage de la mobilité douce et l’utilisation rationnelle de l’énergie. 
  • La onzième action vise à améliorer l’efficacité énergétique de l’éclairage public. Via le remplacement des lampes à vapeur mercure pour 2018, en partenariat avec ORES, il est prévu de remplacer 17% des points lumineux par des LEDs avec dimming (phase pilote à Malonne en octobre 2015).  Ce remplacement, rendu obligatoire suite à l’application, à l’échelle régionale, d’une directive européenne en la matière, permet d’économiser, pour ces points lumineux, près de 50% des consommations électriques associées.  Mais la Ville de Namur ne compte pas s’arrêter là : à l’horizon 2018, c’est l’ensemble du parc lumineux de la Ville (à savoir également les 83% du parc qui ne sont pas constitués de lampes HgHP) qui sera mis en œuvre avec cette technologie.  Dès 2019, les économies électriques en ce qui concerne l’éclairage public namurois atteindront 40% à 50% de la consommation actuelle.
  • La douzième action, déjà entreprise mais qui doit être poursuivie est de continuer à faire de Namur, la Capitale du réemploi.


Les actions résidentielles

Passons maintenant au deuxième champ d’intervention qui est celui des économies d’énergie dans le secteur résidentiel.  Le logement namurois est en effet très énergivore. Des actions directes auprès des citoyens permettront des réaliser des économies d’énergie conséquentes.

  • La treizième action consiste à développer un pôle d’information énergie pour les citoyens.  Une réflexion est initiée pour augmenter l’efficacité et la localisation du guichet de l’énergie afin qu’il devienne un pôle d’informations privilégié pour les citoyens.  Le service mobilité devra également poursuivre et approfondir sa démarche d’information auprès des citoyens et ce, en partenariat étroit avec les autres acteurs de la mobilité.
  • La quatorzième action concerne les règles urbanistiques et environnementales en matière de performance énergétique. Suite aux modifications de la réglementation wallonne encadrant la performance énergétique des bâtiments en mai 2015,  le service de l’urbanisme devra analyser et contrôler de manière plus détaillée le renouvellement et l’octroi de permis afin de respecter au mieux les règles en matière de performance énergétique.
  • La quinzième action vise à lutter contre la précarité énergétique. L’objectif pour les locataires sociaux moins favorisés est d’améliorer leur usage de l’énergie en les aidant à comprendre les principes de base du fonctionnement énergétique d’un logement, en leur donnant des clés pour l’entretenir au mieux et gérer leurs consommations d’énergie.
  • La seizième action tend à réaliser des travaux d’amélioration d’efficience énergétique dans les logements sociaux.  Que ce soit à la Joie du Foyer, au Foyer Jambois ou encore Namurois, des investissements en matière d’énergie ont déjà été réalisés et devront encore l’être dans le futur afin de rénover ces logements qui en ont bien besoin. 
  • La dix-septième et dernière action au niveau résidentiel est de soutenir la démarche des défis « Energie » Familles, en accompagnant gratuitement et à domicile les familles pour gérer au mieux leurs consommations d’énergie mais aussi,  en leur proposant des défis énergie  qui les encourageront à se questionner sur l’utilisation qu’ils font de l’énergie et ainsi réaliser de belles économies.

 

Les actions tertiaires

Au niveau du secteur tertiaire, il y a également lieu d’agir.  Les leviers d’amélioration du secteur sont sensiblement similaires à ceux du secteur résidentiel. Deux actions  principales ont par ailleurs été mises en avant.

  • L’action dix-huit consiste à créer un point de contact énergie au sein de l’administration communale pour accompagner les gestionnaires des bâtiments tertiaires. L’objectif de ce pôle, indépendant de celui pour les citoyens sera de communiquer les outils existants, mettre en avant les projets innovants, diriger les demandeurs vers l’interlocuteur adéquat et organiser des séances d’informations sur les préoccupations énergétiques du secteur tertiaire.
  • La dix-neuvième action porte sur la promotion des check-up énergie pour les commerçants. (Éclairage et chauffage). Chaque année, la Ville de Namur s’engage à mettre à disposition ses différentes voies de communication pour informer au mieux les commerçants sur les projets de soutien aux économies d’énergie. 

 

Les actions liées à l’aménagement du territoire et à la mobilité

Au niveau de la mobilité, le transfert modal vers une mobilité alternative est privilégié et doit être accentué. En effet, Namur compte la présence de nombreuses institutions publiques et des parcs d’activités économiques qui occupent de nombreux travailleurs. En outre, Namur est également un pôle estudiantin important de par la présence de nombreux établissements scolaires. Or, la voiture reste le moyen de transport privilégié pour effectuer les trajets domicile-travail et domicile-école. Dès lors, toute action qui encourage l’usage de la mobilité alternative impactera de manière significative les résultats du bilan, notamment en limitant l’impact de la congestion automobile.  

  • La vingtième action du plan vise à favoriser un développement territorial encourageant l’usage de la mobilité alternative. De par son Schéma de Structure communal qui, entre autres, vise à limiter l’étalement  urbain mais également de par son adoption à des plans communaux de mobilité, la Ville de Namur limite la congestion et favorise les modes de déplacements collectifs.
  • La vingt et unième action du Plan est d’améliorer l'accessibilité des services communaux par le développement de services en ligne qui ont pour but de limiter les déplacements et de permettre plus de confort et d’interactivité avec les citoyens.
  • L’action suivante quant à-elle, veut soutenir le développement des alternatives. En favorisant  l’usage combiné de plusieurs modes de transport, la Ville entend contribuer au Plan Climat Energie en limitant la congestion automobile et en favorisant le changement modal. Ceci se fait au travers de très nombreuses initiatives et projets concrets qui devront être poursuivis et accentués comme la concrétisation de nouveaux projets P+R, la rénovation, la création et la mise aux normes PMR de trottoirs, la mise en place d’une signalétique vélo, etc.
  • L’action vingt-deux soutient quant-à-elle l’agriculture durable et les circuits courts en envisageant des actions concrètes de sensibilisation à l’agriculture bio et raisonnée, en soutenant les circuits-courts, en favorisant les productions locales et  sur certaines terres, en envisageant  la production d’énergie renouvelable.

 

Les actions liées aux énergies renouvelables

A Namur, la production en énergie renouvelable constitue très certainement un important poste d’amélioration au niveau du plan Climat Energie. En effet, la production actuelle est faible et couvre à peine 1,4% des consommations territoriales. Leur mise en œuvre permettrait pourtant d’éviter de fortes consommations de CO2. Afin d’atteindre cet objectif, l’effort devra être réparti entre les différents acteurs du territoire : le placement de panneaux solaires et photovoltaïques sur les bâtiments résidentiels et tertiaires, l’encouragement de développement de projets citoyens en énergies renouvelables (éolienne, hydroélectricité, réseau de chaleur).  Pour y arriver, deux actions majeures  sont mises en avant dans le Plan Climat Energie.

  • L’action vingt-quatre qui met en place un réseau d’énergies renouvelables et qui en établit la cartographie. Toujours dans l’optique de soutenir un maximum les initiatives citoyennes en matière d’énergies renouvelables, la Ville de Namur propose de créer un espace virtuel d’échanges d’informations sur cette thématique. Une cartographie des installations sur le territoire favoriseraient les échanges entre candidats producteurs et producteurs expérimentés.
  • La vingt-cinquième et dernière action de ce plan est de soutenir les investissements collectifs en matière d’énergies renouvelables. Le potentiel du territoire namurois en production d’énergies renouvelables étant limité par rapport à d’autres régions, la Ville de Namur désire ouvrir un maximum de portes en participant à des groupes de travail sur d’éventuelles collaborations avec des communes voisines. En complément à cette réflexion, elle a l’intention de soutenir un maximum les projets citoyens de production d'énergie renouvelable sur le territoire. Ceci pourrait se faire par apport de garantie, soutien financier ou investissements de départ. Le but étant avant tout de laisser la main aux citoyens sur la gestion du projet.
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