Juin 2024
Cet été à Namur, l'artiste liégeois Kalbut dévoile ses œuvres géantes dans l’espace public à l’occasion du parcours « Sculptures dans la Ville ».
Rencontre avec Maxime Gesquière, alias Kalbut, dans son atelier à Jehay en province de Liège, en compagnie de son chien Rio et de ses animaux fantastiques.
Qui est Kalbut ?
Je m'appelle Maxime Gesquière. J’ai une formation en design industriel. Je suis passionné par le travail manuel, notamment le travail du métal et l’art de la récupération parce qu'autour de nous, il y a plein de déchets à transformer. Ça fait 10 ans que je fabrique des animaux de nos régions ou du monde entier, des petits ou des grands, ça dépend !
Pourquoi ce pseudo étrange ?
Pourquoi pas ? Après tout, on a tous besoin d’un Kalbut !
Vous êtes Liégeois et c’est votre première grande exposition en Belgique ?
J’ai déjà eu l'occasion de réaliser quelques sculptures publiques mais neuf d'un coup, c'est une grande première et un sacré challenge. Je me réjouis de présenter ce travail au public namurois et aux visiteurs et visiteuses cet été !
Le thème du parcours est la faune et la flore locales. Qu'avez-vous imaginé pour coller à cette thématique ?
J’ai façonné neuf sculptures monumentales représentant des animaux de nos régions. On ne s’en rend pas toujours compte mais ils ont tous une importance dans l’écosystème. Même ceux que l’on considère comme nuisibles sont essentiels à la bonne vie de la faune, de la flore mais aussi de l’espèce humaine. Il y aura un héron, un bousier, un castor, un renard, une petite grenouille, une taupe, un pic-vert, un martin-pêcheur et un bourdon. Ils seront placés et parfois mis en scène dans des endroits stratégiques du futur piétonnier, de la place de la Station à la Confluence en passant par les Jardins du Maïeur et la place de l’Ange.
Comment avez-vous réalisé ces sculptures ?
Je conçois mes animaux à partir de matériaux de récupération que je vais chercher notamment dans des entreprises namuroises que je remercie. (…) J’utilise aussi un peu de matériaux neufs car c’est indispensable à la fabrication et je ne suis pas magicien. Dans ce type de projets monumentaux, je travaille à partir de maquettes. J'ai d'abord réalisé toutes les sculptures en petits formats pour ensuite les propulser à l'échelle 1/5 ou un 1/10. Les sculptures pèsent de 250 kg à 1 tonne !
Que vont devenir vos œuvres après l’été ?
Une fois l’exposition terminée, les sculptures seront relocalisées à divers endroits du territoire namurois.
Propos recueillis par le Service Culture de la Ville de Namur, dans le cadre de Sculptures dans la Ville.


