Fermeture du centre d’hébergement de Tabora le 1er juin // La Ville poursuit son aide aux personnes fuyant l'Ukraine

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Communiqué de presse - 2/06/2022

Fermeture du centre d’hébergement de Tabora le 1er juin  - La Ville poursuit son aide aux personnes fuyant l'Ukraine

Ce 1er juin, la Ville de Namur a fermé le centre d’hébergement temporaire organisé depuis le 23 mars à Tabora, afin de pouvoir rendre aux lieux, avant l’été, leur affectation première. Les équipes de la Ville vont maintenant préparer les lieux (remise en place du matériel sportif, etc.) pour que les clubs puissent reprendre leurs activités dès le mois de juillet.

La phase communale du plan d’urgence, déclenchée par M. le Bourgmestre le vendredi 11 mars, est ainsi levée : cette phase avait pour objectif de faciliter la mobilisation des équipes en vue de faire face à un afflux massif de réfugiés, annoncé par FEDASIL, sur le territoire communal. Le maintien de cette phase ne se justifie plus avec la fermeture du centre de Tabora, même si les actions de la Ville et du CPAS ne s’arrêtent pas pour autant (voir plus bas).

Pour rappel, l’ouverture d’un centre d’hébergement à Tabora avait été décidée par le Comité de coordination présidée par le Bourgmestre le 14 mars dernier, suite aux premiers chiffres estimés du nombre de réfugiés à accueillir à très court terme sur le territoire communal. Le vendredi 11 mars, le chiffre de 700 personnes était notamment évoqué, « d’ici la fin mars ».

A l’époque, la demande des autorités fédérales adressée aux communes par l’intermédiaire des gouverneurs était de notamment d’estimer la capacité d’accueil d’urgence (2-3 nuits). De manière proactive, au vu des chiffres annoncés, la Ville de Namur y avait immédiatement répondu de manière solidaire en proposant d’ouvrir son plus grand centre sportif, malgré les contraintes que cela allait représenter pour les très nombreux usagers dudit centre et malgré les coûts importants (en équipement et en fonctionnement) à charge de la commune.

Notons que Namur est quasi la seule commune belge à avoir mis en place un tel centre. Il n’est pas inutile de préciser que la gestion de ce centre n’est pas dans les missions des communes, lesquelles n’ont dès lors, pas plus Namur qu’une autre, de compétence et d’expertise en la matière : c’est tout un champ qui a été défriché par des équipes de la Ville (et singulièrement du service de Cohésion sociale dont les équipes ont été mobilisées à différents niveaux pour venir en aide aux personnes fuyant l’Ukraine) ,du CPAS mais également des disciplines du Plan d’urgence dont la Discipline 1 (Zone de secours NAGE), avec énormément de volontarisme mais également d’humilité.

Entre le 23 mars et le 1er juin, le centre d’hébergement de Tabora a accueilli près de 140 personnes différentes. Si certaines personnes accueillies dans le centre ont pu assez rapidement trouver, avec l’aide du CPAS (service Action Logement), un logement chez l’habitant, les personnes hébergées et ayant depuis quitté le centre sont malgré tout, en moyenne, restées 10 jours sur place. Cette moyenne augmente considérablement pour les personnes qui n’ont pas encore pu être relogées : deux mois pour certaines.

Ce centre ne correspond dès lors plus à l’objectif fixé (pour rappel : « un accueil d’urgence (2-3 nuits) »). Même si la Ville de Namur a fait le maximum pour rendre ce centre accueillant et confortable (avec des espaces pour les enfants, une salle d’allaitement, une infirmerie, etc.), accueillir des personnes en urgence pour quelques nuits est une chose, proposer du logement de long terme en est une autre : sur le plan des équipements, du confort, des activités, de l’encadrement, etc.

Il ne faut pas sous-estimer la difficulté, tant pour la Ville que pour les hébergeurs privés, d’accueillir des personnes de cultures différentes ayant fui la guerre : outre la barrière de la langue c’est un contexte extrêmement difficile auxquels les personnes impliquées ne sont pas formées. Au niveau communal, de nombreux services se sont impliqués et continuent de s’investir avec bienveillance et efficacité : des équipes de la cohésion sociale et du CPAS en passant par de nombreux autres services (logistique, prêt matériel, enseignement, sport, personnel d’entretien, informatique …) sans oublier les volontaires et bénévoles, notamment interprètes, ...

Mais la bonne volonté locale ne suffit pas face à une crise à ce point inédite. L’existence même d’un centre namurois a eu par exemple pour conséquence manifeste que FEDASIL a envoyé à Namur des familles plus nombreuses que dans d’autres villes : certes, le centre ouvert à Tabora le permettait mais pour une période ayant vocation à être la plus courte possible, l’objectif restant de trouver un logement plus pérenne, que ce soit chez l’habitant ou via des solutions régionales (la Wallonie ayant la responsabilité de trouver des solutions pour le logement de long terme).

Or les services communaux et du CPAS sont confrontés à la difficulté de trouver des logements prêts à accueillir des familles nombreuses. Et les réponses attendues de la Wallonie (en charge de la question du logement pérenne pour les personnes fuyant l’Ukraine) se font toujours attendre… Il n’est pas inutile de rappeler que le marché locatif à Namur est saturé, suite notamment aux inondations de l’été 2021 qui a nécessité le relogement de plusieurs familles, de petite comme de grande taille. Contrairement à l’été dernier, la Wallonie n’a du reste pas pris à ce stade de dérogation pour l’accès aux logements sociaux, empêchant les acteurs du secteur d’apporter comme ils le souhaiteraient leur aide dans cette recherche inédite de logements.

Il a dès lors été décidé fin avril de fermer avant l’été le centre de Tabora et de privilégier à l’avenir une mise en contact directe de la demande (adressée par FEDASIL) et l’offre (hébergement citoyen ou marché locatif privé). L’aide des autorités namuroises sur le plan du logement ne s’arrête donc pas avec la fermeture de Tabora.

Cette décision a été annoncée le 26 avril à l’ensemble des personnes hébergées à Tabora et rappelée le mardi 24 mai, par le Bourgmestre Maxime Prévot et le Président du CPAS Philippe Noël.

 

La fermeture de Tabora ne signifie pas l’arrêt des actions de solidarité mises en place à Namur

Depuis le début de la guerre en Ukraine, d’autres actions sont mises en place par les autorités communales. Outre l’envoi fin mars d’un convoi à la frontière polonaise avec plusieurs véhicules et des m3 de matériel, la Ville de Namur et le CPAS ont notamment mise en place les aides suivantes :

Création d’une cellule UKRAINE à la Maison des Citoyens, pour l’ensemble des démarches administratives à réaliser

  • Accompagnement par le CPAS pour le volet « logement » d’une part, pour le volet « aides sociales » d’autre part.
  • Accueil de nombreux enfants dans des écoles namuroises (tous réseaux confondus)

- Plus de 350 personnes ont ainsi déjà été accueillies à la Maison des Citoyens*

- Près de 130 personnes bénéficient de l’octroi d’aides financières (équivalent au revenu d’intégration) via le CPAS

* 60% des personnes fuyant l’Ukraine et hébergées à Namur ne sont donc pas passées par le centre d’hébergement.

Ces aides apportées par la Ville et le CPAS restent bien entendu en place malgré la fermeture du centre d’hébergement de Tabora.

L’accompagnement individuel par le personnel du CPAS se poursuit également, notamment pour les questions relatives aux logements (qu’ils soient chez l’habitant ou dans le parc locatif) et se poursuivra jusqu’à ce que cela soit nécessaire.

Selon des informations reçues via le SPP Intégration sociale, la Ville de Namur serait dans cette crise une des villes les plus accueillantes et solidaires de Wallonie, proportionnellement à sa taille.

Le Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU, venu visiter le centre de Tabora ce mercredi 25 mai, a salué les efforts mis en place par la Ville de Namur ces derniers mois face au défi que représente ces mouvements importants de population depuis la guerre menée par la Russie en Ukraine. La représentante du HCR a notamment félicité la Ville de Namur pour la qualité du dispositif, soulignant que la Ville « s’est posée toutes les bonnes questions en prélude à l’ouverture d’un tel centre ».

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