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Juin 2022

La guerre éclate, Namur se mobilise

Depuis début mars, la Ville organise l’accueil des ressortissantes et ressortissants ukrainiens sur son territoire. Quels sont les dispositifs locaux mis en place et comment se mobilisent les services de la Ville et du CPAS ? Explications...

Contexte

Fin février, le Président russe, Vladimir Poutine, a lancé une attaque militaire massive sur l’Ukraine poussant des millions de personnes à l’exode. Pour faire face à cette offensive et soutenir le peuple ukrainien, l’Union européenne a activé la mesure de protection tem­poraire instaurée en 2001 et fixant les normes minimales d’accueil des personnes ré­fugiées fuyant le conflit afin d’assurer leur sécurité.

Animée par la volonté de venir en aide à ses concitoyennes et concitoyens européens, la Belgique s’est activée, sous l’impulsion des gouverne­ments wallons et fédéraux et faisant suite à l’appel lan­cé par le Secrétaire d’état à l’Asile et la Migration. La Ville de Namur en a fait tout autant en organisant l’accueil des personnes réfugiées sur son territoire.

Actions de la Ville

  • Un appel à l’accueil solidaire pour toute personne namu­roise désireuse de participer à cet élan de générosité.
  • La mise en place d’une cel­lule spéciale « Ukraine » au sein même du Service Popu­lation – État civil, renforçant ainsi la cellule Étrangers. Cette action majeure a induit :
  • l’engagement de personnel supplémentaire ;
    • l’aménagement d’un espace de travail spécifique au sein de la Maison des Citoyens ;
    • l’achat de matériel spéci­fique pour faciliter les dé­marches administratives.
  • Le recensement et la gestion des propositions d’héber­gements, notamment via la plateforme « Housing Tool » mise en place par le gouver­nement fédéral et permettant à chaque commune de gérer les places d’accueil dispo­nibles sur son territoire.
  • Le suivi du lien entre Fedasil, les hébergeurs et les per­sonnes réfugiées.
  • La possibilité de scolariser les enfants ukrainiens, avec l’organisation de transports vers les écoles depuis le centre d’hébergement d’urgence.
  • L’envoi d’un convoi humani­taire, en collaboration avec le CHR Sambre et Meuse à la fron­tière entre la Pologne et l'Ukraine afin d’acheminer des médica­ments, vivres et vêtements.
  • La création d’un centre temporaire d’hébergement d’urgence au centre sportif de Tabora.

Tabora : centre temporaire d'hébergement

Les premiers résidentes et ré­sidents ont été accueillis le 23 mars à Tabora, dans ce centre d’urgence rendu opérationnel en quelques jours. Le centre est rapidement devenu une zone tampon essentielle pour les ressortissantes et ressor­tissants ukrainiens envoyés par Fedasil, le temps de leur trouver un hébergement sur le territoire communal. Lieu de premier accueil bienveillant, il a offert un accompagnement social adapté au public visé : aides sociales, assurabilité, al­locations familiales, soins de santé, recherche de logement ou d’hébergement… Tout cela, dans un contexte dramatique de poly-précarité économique, culturelle et traumatique.

Durant plus de trois mois, l’espace est resté ouvert 24h/24 et 7j/7. Le CPAS, en étroite collaboration avec les services communaux, y a no­tamment assuré les volets logement et hébergement. A cette fin, la Ville s’est dotée du matériel indispensable au bon fonctionnement du centre : lits, sacs de couchage, couver­tures, kits d’hygiène complets, machines à laver, casiers, etc. L’accueil y était totalement gratuit, y compris les repas réalisés par la cuisine centra­lisée du CPAS ou le gestion­naire de la cafétéria. Outre les espaces dédiés au logement, le centre disposait d’un es­pace de jeux pour les enfants, d’une infirmerie, d’une salle d’allaitement...

Depuis fin mars, 25 agentes et agents communaux se sont mobilisés chaque jour pour garantir le bon fonc­tionnement et la sérénité du centre, avec le soutien des zones de Police Namur Capi­tale et de secours NAGE, l’aide de bénévoles et du réseau so­cial local, dont la Croix-Rouge. Le poste Gamena, quant à lui, a été mobilisé pour assurer des permanences médicales plu­sieurs fois par semaine.

La mise en place d’un tel centre a nécessité une mobili­sation constante. Ce défi sans précédent n’aurait jamais pu être relevé sans l’aide et le sou­tien des Namurois et Namu­roises, l’Administration et le réseau social.

Le 1er juin dernier, le centre d’hébergement a été fermé afin de pouvoir rendre à Ta­bora son affectation première avant les congés d’été. Les clubs sportifs peuvent ainsi reprendre leurs activités dès juillet.

Début juin, la phase communale du plan d'urgence, déclenchée par le Bourgmestre le vendredi 11 mars, a été levée.

Quelques données (31/05/2022):
142
personnes accueillies à Tabora
364 personnes qui se sont présentées au Service Population - Etat civil
270 personnes qui se sont présentées au CPAS
342 propositions de logements et hébergements sur le territoire de la commune
24 enfans ukrainiens scolarisés dans les écoles communales (ainsi que de nombreux autres enfants accueillis au sein de l'enseignement primaire, secondaire et supérieur).

Stratégie régionale pour l'accueil

De son côté, la Wallonie a mis en place une cellule chargée de coordonner les actions à entreprendre pour assurer l'accueil des ressortissantes et ressortissants ukrainiens.
Le site www.wallonie.be/fr/ukraine est destiné aux citoyennes et citoyens wallons qui souhaitent accueillir des familles, aux pouvoirs locaux et services d'aide, ainsi qu’aux entreprises qui s'interrogent sur l'impact du conflit en Ukraine.

Un numéro de téléphone est à disposition :

1718 (menu, "tapez 1").

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