La haie offre de multiples services tant à la biodiversité qu’à l’homme. Que ce soit pour le bétail ou les cultures, pour retenir les sols et contenir le ruissellement ou pour embellir le paysage, la liste des avantages de ces haies remises à l’honneur depuis quelques années est longue.
A la fois refuge, source de nourriture, lieu de reproduction et couloir de déplacement, elles sont particulièrement intéressantes pour la faune, d’autant qu’elles sont composées de variétés locales et diversifiées et qu’elles poussent librement.
Pour offrir une large palette de fleurs et de fruits qui s’étendent dans le temps, les haies diversifiées sont composées d’un minimum de 5 essences différentes parmi les espèces indigènes comme le noisetier, les saules, le prunelier, l’aubépine, les viornes ou le charme. Les espèces sont choisies en fonction du type de sol et par rapport aux objectifs poursuivis. Lorsque c’est possible, la haie a été plantée sur 2 ou 3 rangs pour offrir encore plus de place à la biodiversité et dans certaines d’entre elles, des arbres de haut jet ont été placés régulièrement : des chênes, des merisiers ou des tilleuls par exemple.
L’entretien de ces haies est raisonné et fonction de la vie qui s’y trouve. Elles sont laissées libres en hauteur et en largeur et ne sont taillées que ponctuellement lorsque l’emprise devient gênante, tous les 3 à 5 ans. Les tailles ont lieu entre novembre et février durant le repos de la végétation et en dehors des périodes de nidification des oiseaux (15 mars – 30 juin).




