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Végétalisation de la Confluence

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Le choix de la végétalisation de cet espace prestigieux autant qu’historique, à la Confluence de la Meuse et de la Sambre, a été réfléchi en fonction des grands enjeux actuels d’adaptation du territoire aux changements climatiques et de lutte contre l’érosion des espèces végétales et animales.

Pour répondre à ce double objectif, dans le cadre d’un aménagement urbain qui a de multiples fonctions humaines, il a été décidé de privilégier les espèces indigènes adaptées à notre faune locale, de laisser se développer les différentes strates ou étages de végétation afin de profiter des floraisons et fructifications tout au long de l’année et, en même temps, de choisir des espèces qui vont résister aux conditions climatiques variables et à la difficulté de planter en sol peu profond puisque sous le Grognon, il y a un parking souterrain. Et bien sûr cet espace remarquable, très apprécié des Namurois, se doit d’être particulièrement esthétique et riche en couleurs pour répondre à un besoin de plus de nature en ville.

Entourant l’esplanade, on distingue deux types de « jardins ».
On distingue tout d’abord le jardin dit naturel qui entoure l’esplanade au nord et à l’ouest et composé de trois strates : arbres, arbustes et végétation basse. Il s’agit d’une approche « sous-bois », mêlant de (futurs) grands châtaigniers, charmes, et érables indigènes à des espèces plus exotiques mais résistantes aux conditions difficiles : des argousiers à feuilles de saule, des sophoras du Japon comme le remarquable sujet à la pointe du Grognon et des féviers d’Amérique. La strate arbustive est composée de 10 essences différentes dont des indigènes comme le houx, le cornouiller mâle ou des noisetiers en cépée et des arbustes plus fleuris comme la potentille arbustive ou des viornes. Enfin, la strate herbacée est composée d’une quinzaine d’espèces différentes allant de la jacinthe des bois, du perce-neige et l’ancolie commune à des variétés horticoles de géranium et de pervenches qui assureront une longue floraison.

Au sud et à l’est de l’esplanade, un jardin suspendu se compose principalement de strates basses composées de graminées, de vivaces et de sédums particulièrement adaptés aux conditions extrêmes de froid, de chaleur et de sécheresse.

La Confluence abrite ainsi 30 arbres et 112 arbustes ; 13.950 vivaces et bulbeuses et 2.370 graminées ont été plantées en novembre 2021.

Cette végétation abondante apporte ombre et fraîcheur à la Confluence et à ses nombreux occupants  ainsi qu’un attrait tout au long de l’année avec des couleurs et des senteurs qui varieront au fil des saisons.

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